Réf : VAE17-390
Magnus Maximus – 1/2 silique (383-388, Milan)
- Prix réalisé 400 €
- Prix de réserve 400 €
- Estimation 1500 €
Description
Avers : A/ D N MAG MA-XIMVS P F AVG Buste diadémé à droite.
Revers : R/ VIRTVS ROMANORVM // MDPS Rome assise de face, tenant un globe et un sceptre.
Observation : En 384, Maxime le Grand obtient une reconnaissance de Théodose de son «usurpation» (383) et reçoit le titre d’Auguste après la mort de Gratien. Trois Augustes règnent à ce moment sur l’Empire : Théodose Ier, Valentinien II et lui-même. En manque de métal précieux, en 384, il décide une réduction pondérale des siliques : leur poids passe de 1.96gr à 1.51gr. Cette réduction finira à sa mort en 388, les siliques reprendront alors leur poids initial au 1/156ème de livre, soit 1.96 gr. En 387, Maxime quitte la Gaule, à la demande de Valentinien II, pour se rendre en Italie où il mourra en 388. C’est pendant cette période très courte, 387-388, que cette demi-silique est émise par l’atelier de Milan. Son revers à la Rome assise VIRTVS-ROMANORVM cherche à flatter au passage le Sénat de Rome dont il a besoin pour imposer sa présence en Italie.
L’avers de cette demi-silique présente le buste diadémé, drapé et cuirassé de Magnus Maximus à droite. Le portrait, au traits réguliers, orné d’un diadème perlé, terminé par un cabochon rond, est d’évidence dessiné par un «scalpatore» officiel. La typographie de la titulature et de la légende, très régulière, est tracée par un «scriptor» issu également d’un atelier officiel. La césure A-X de la titulature du droit, en MA-XIMVS, est très caractéristique des émissions de la fin de son augustat, tous les ateliers confondus.
D’un poids observé de 0.67gr, et compte tenu de son rognage, faible et bien symétrique, elle a du peser à l’émission entre 0.80 et 0.90 gr. Ce sera d’ailleurs le standard d’émission des rares demi-siliques, au revers de la Victoire, émises après sa mort entre 388 et 393 par les ateliers d’Italie, Milan et Aquilée (RIC 57) au nom d’Arcadius, de Valentinien II et de Théodose I.
Dans la littérature numismatique moderne, des auteurs comme G. Depeyrot (revue belge de numismatique CXXXVIII – 1992 page 84) et J.W.E. Pearce (RIC IX, XXVIII) indiquent clairement l’existence de ces demi-siliques, dont l’usage fût moins fiduciaire qu’orienté vers des distributions populaires au cours d’évènements ponctuels.
Nous avons donc à faire à un véritable demi-silique, inédite, inconnue du RIC et du RSC, absente des catalogues des grandes collections publiques étudiées (British Museum, CdM Paris, Berlin et Vienne), ce qui en fait tout son attrait pour un collectionneur averti.
État : Unique TB+
Réf catalogue : C.-R.-
Métal : Ar
Poids : 0.67 gr
Diamètre : 13 mm
